Après le regroupement, nous voilà partis derrière le marae dans le sous-bois sur un sentier cheminant entre mape, avocatiers, manguiers et autres purau. Notre progression se poursuit une petite demi-heure jusqu’aux abords du fa’aapu dont nous contournons les plantations selon plusieurs itinéraires peu évidents à repérer et souvent effacés ou recouverts de branches et d’arbres arrachés. Tant bien que mal, nous parvenons enfin de l’autre côté, après 30 mn d’efforts, sans traverser les plantations.
Nous continuons maintenant notre progression de par et d’autre de la rivière. Les nombreuses vasques, idéales pour la baignade comme pour les yeux, offrent un merveilleux spectacle. La vallée a souffert des nombreuses intempéries et la trace du sentier s’efface souvent pour laisser place à des éboulis enchevêtrés. Le temps de retrouver la piste, et c’est reparti.
Mais deux heures après notre départ, nous avons à peine parcouru 4 km. Les arbres arrachés, de plus en plus nombreux et les éboulis recouvrent la majeure partie de la piste originelle. Nous décidons de nous arrêter en bordure d’une charmante petite vasque pour casser la croûte et profiter de la sérénité des lieux, en compagnie de deux adorables chiens qui nous ont accompagnés depuis le départ. Un petit groupe arrive sur nos traces, bien décidé à continuer plus loin. Ils renonceront au bout de quelques centaines de mètres, face à d’autres passages encore plus délicats à franchir…
Après la pause, nous redescendons jusqu’à une belle vasque pour prendre un bain bien mérité, avant d’entamer le retour selon le même itinéraire, jusqu’au parking du marae que nous atteignons vers 14h20.
Photos : Meia et Nathalie

